Ce voyage dans la sociologie politique de l'un des plus éminents représentant de la théorie critique se fait en deux temps. D'un côté, Burhan Ghalioun analyse, le long de son oeuvre, le « malaise arabe » et en critique la « modernité trahie ». Il s'attarde sur leurs itinéraires d'ensemble, les parcours traversés, la complexité même de leur interaction, aux fins d'en extirper les tenants, les aboutissants ainsi que les effets. De l'autre, il procède à une critique des discours (les mots du pouvoir et le pouvoir des mots) qui ont marqué le champ politique depuis l'avènement des « printemps arabes » en 2011, que ceux-ci soient d'obédience nationaliste, islamiste, panarabiste ou encore socialiste.